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Vous êtes iciLa faune sauvage et sa gestion»Grande faune»Le mouflon méditérranéen
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Le mouflon méditérranéen

Statut biologique

mouflonLe département comporte plusieurs populations isolées de niveau très variable. Toutes ces populations sont issues d’introduction et se maintiennent dans les milieux qui leur sont le plus favorables.

Les Hautes Alpes possèdent une population d’importance nationale dans le massif de Chaudun, avec un effectif dépassant les 1 000 individus malgré un effectif initial de 13 individus.

En 1977, 45 % des animaux périrent au cours d’un hiver particulière enneigé. La Haute Guisane accueille une population dynamique qui a su exploiter ces milieux d’altitude.

Le Valgaudemar bénéficie de quelques incursions depuis la population voisine iséroise, la politique restrictive adoptée pour la gestion de cette population ne laisse espérer un développement des effectifs. L’arrivée du loup à provoque la diminution puis la dispersion des populations dans le Queyras.

Marquée dans le Haut Guil, elle s’estompe désormais dans le Béal Traversier où les animaux ont su trouver des biotopes refuge leur permettant de se soustraire à la prédation.

Habitat

Bien que le mouflon méditerranéen ait pu être acclimaté dans des sites très différents de son habitat d'origine, faisant ainsi preuve d'une certaine plasticité écologique, ses capacités de colonisation sont reconnues comme étant les plus faibles de tous les ongulés sauvages "continentaux" français.

Le mouflon n'est pas un animal typiquement montagnard, il se montre particulièrement inadapté aux conditions d'enneigement que l’on rencontre dans nos montagnes.

C'est avant tout un ongulé méditerranéen qui recherche les altitudes moyennes, les successions de collines et de grands espaces ouverts, les sols rocailleux et bien drainés, couverts d'une végétation herbacée ou arbustive.

Il n'utilise les zones boisées que pour se protéger de la chaleur, des intempéries et des prédateurs ou encore comme source de nourriture en hiver dans les régions où l'enneigement est relativement important.

S'il fréquente les pentes et rochers comme les chamois et bouquetins, c'est avant tout pour y trouver refuge. C’est une espèce à tendance grégaire qui possède une faible capacité de dispersion.

Objectifs de gestion

  • Encourager le développement raisonné des populations tout en respectant l’équilibre agro-sylvo-cynégétique
  • Favoriser l’expansion géographique des populations
  • Favoriser la productivité des populations sur les zones soumises à la prédation